Selon une note d'analyse sur les recettes non fiscales en République démocratique du Congo (RDC), publiée par le Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl) et consultée par Deskeco.com, il se dégage un écart de 64 millions de francs congolais entre les chiffres communiqués par la DGRAD et ceux du ministère du Budget, concernant les réalisations des recettes non fiscales de ce secteur au premier semestre 2026.
En effet, la DGRAD a communiqué un montant réel de réalisations de 415 562 470,15 FC au 27 juin 2026, tandis que le ministère du Budget renseigne des réalisations de 489 008 740 FC des recettes non fiscales de son secteur, au 30 juin 2026.
Ce décalage peut être expliqué par un problème de communication des statistiques entre les services de la DGRAD et ceux du ministère, renseigne une source au Crefdl. La DGRAD aurait ainsi clôturé l'enregistrement des statistiques au 27 juin.
Quoi qu'il en soit, les recettes non fiscales au ministère du Budget connaissent un taux de réalisation de 44,39 % au premier semestre 2026, se chiffrant à 489 008 740 FC selon le ministère, face à 936 098 000 FC de prévisions linéaires.
Cette contre-performance, indique la note du Crefdl, s'explique notamment par le « non-paiement des droits aux entreprises privées par l'État congolais après l'attribution d'un marché public et le non-respect des échéances de paiement ».
À cela s'ajoute « le non-respect de l'obligation d'acheter le Dossier d'appel d'offres (DAO) par les opérateurs économiques, puisque, d'après les experts du secteur, ces derniers sont directement choisis par le gouvernement et obtiennent les autorisations sans avoir acheté le DAO au ministère du Budget. Cette pratique limite la compétitivité des entreprises et fait perdre des recettes au Trésor public ».
Bruno Nsaka