Dans sa note de conjoncture économique rendue publique vendredi 9 janvier 2026, la Banque centrale du Congo (BCC) indique qu’« au 31 décembre 2025, l’exécution du Plan de Trésorerie de l’État fait ressortir des recettes publiques de 1 941,3 milliards de CDF. En revanche, les dépenses publiques ont totalisé 3 412,0 milliards de CDF ».
Autrement dit, le déficit de trésorerie est d’environ 1 470 milliards de CDF. Ce chiffre est d’autant plus inquiétant quand on sait que, pour le mois de décembre 2025, « le plan de trésorerie de l’État prévoyait » plutôt « un excédent de trésorerie de 188,5 milliards de CDF, résultant de recettes de 1 893,8 milliards et de dépenses de 1 705,3 milliards pour le mois », selon la BCC.
Les dépenses ont été exécutées à un niveau deux fois plus élevé que prévu (200 % du plan), ce qui traduit une indiscipline budgétaire. L’observation indique que beaucoup de ces dépenses sont effectuées en mode d’urgence, même pour celles qui ne nécessitent pas cette procédure. Mais il faut aussi noter que ces dépenses explosent en raison de la situation sécuritaire précaire dans l’Est de la RDC.
Pour financer ce déficit, le gouvernement s’endette souvent, à travers les bons et obligations du Trésor, ce qui aggrave la dette publique. Selon la Direction générale de la dette publique (DGDP), l’encours de la dette extérieure de la RDC s’est établi à 9,976 milliards de dollars américains à fin décembre 2025.
Cette situation contribue à alimenter l’inflation et à mettre en péril la stabilité macroéconomique.
Ainsi, la BCC appelle à maintenir une coordination étroite entre les politiques monétaire et budgétaire, afin de préserver la stabilité macroéconomique et le pouvoir d’achat intérieur.