Pour permettre la circulation des petites coupures du franc congolais, notamment des billets de 50, 100 et 200 francs congolais, à Kolwezi, dans le Lualaba, ainsi que dans d’autres milieux où elles sont moins utilisées, André Wameso, gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), suggère de développer l’agriculture autour de la ville.
Il l’a fait savoir à la presse à l’occasion de la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire, tenue à Kolwezi le jeudi 8 octobre dernier.
Selon le gouverneur, la population du Lualaba n’utilise pas les billets indiqués parce qu’elle vit principalement des activités minières et consomme davantage de biens plus ou moins importés.
« Ici, ce sont plutôt des commerçants qui ont besoin de faire rapidement tourner leurs stocks et qui préfèrent les coupures les plus importantes. C’est un épiphénomène qu’on ne constate que dans des zones où il y a aussi un boom minier. C’est ceci qui explique cela », a indiqué Wameso.
Il a ensuite suggéré :
« Donc, il faudrait développer autour de Kolwezi une agriculture qui ferait en sorte qu’on pourrait vendre des produits moins chers. Et si on vend des produits moins chers, on a besoin des petites coupures », a déclaré André Wameso.
Selon un communiqué du 20 août 2026 signé par Lydia Kapapa, ministre provinciale de l’Économie du Lualaba, tous les commerçants, transporteurs et autres opérateurs économiques avaient été sommés d’accepter sans distinction les billets de 50, 100 et 200 FC dans leurs transactions.
Une mission de contrôle du respect de cette mesure avait été annoncée. Toutefois, les observations de terrain montrent que la population en général et les opérateurs économiques en particulier ont du mal à accepter les billets indiqués.
Bruno Nsaka