Nouvelle plaque d’immatriculation : l’opération vise d’abord les véhicules entrant pour la première fois en circulation en RDC

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PAR Deskeco - 07 jan 2026 07:22, Dans Actualités

La Direction générale des Impôts (DGI) a annoncé, le 2 janvier dernier, le lancement officiel d’une nouvelle plaque minéralogique sécurisée pour les véhicules en République démocratique du Congo, opération prévue à partir du mardi 6 janvier 2026. 

Dans un communiqué, l’administration fiscale précise que cette plaque, « conçue conformément aux normes internationales », vient remplacer l’ancienne dans le cadre de la volonté du gouvernement « d’améliorer la sécurité des automobilistes, d’harmoniser le système national d’immatriculation des véhicules et de faciliter le contrôle routier par les services de la police ».

L’opinion publique s’interroge ainsi sur l’opportunité de lancer une nouvelle plaque d’immatriculation alors que, sur le terrain, de nombreuses demandes de l’actuelle plaque restent encore insatisfaites par la DGI. Pour plusieurs automobilistes, cette mesure risque d’alourdir davantage les charges, d’autant plus qu’elle intervient peu après l’introduction du nouveau permis de conduire et le renforcement du contrôle technique.

Face à cette inquiétude, les services du ministère des Finances précise à Top Congo que « le lancement de la nouvelle plaque d'immatriculation ne concerne pas les véhicules déjà immatriculés et en circulation à travers le pays ».

Le ministère ajoute « l’opération cible en premier lieu tout véhicule destiné à entrer en circulation pour la première fois en RDC ». Il s’agit de « tout véhicule non encore immatriculé ». Dans cette phase initiale, « il y aura coexistence légale de deux types de plaques d’immatriculation jusqu’au lancement du processus de mise en conformité ». 

La nouvelle plaque d’immatriculation moderne tient notamment compte de la codification internationale de la République démocratique du Congo, ce qui n’était pas le cas de l’actuelle, précise-t-il. 

Elle est par ailleurs dotée « d’un dispositif de sécurité et de lecture des données d’identification du véhicule et de son propriétaire, données stockées dans une base centralisée », un mécanisme destiné à renforcer la traçabilité et la fiabilité du système d’immatriculation.

En parallèle, le gouvernement prévoit une phase de mise en conformité, entendue comme « le remplacement de l’ancienne plaque par la nouvelle, conforme aux normes internationales, à des coûts réduits fixés par l’arrêté ministériel y afférent », à savoir 115 dollars pour l’immatriculation des véhicules automobiles, 72 dollars pour le changement de plaque et 24 dollars pour la mutation de véhicules.

À travers cette réforme, l’exécutif entend également « lutter contre la prolifération des fausses plaques minéralogiques émises en dehors du système intégré de la Direction générale des impôts (DGI) », un phénomène qui fragilise la sécurité routière et le contrôle fiscal.

Les automobilistes disposent d’un délai de douze mois pour se préparer à cette transition. À partir de fin décembre 2026, « les propriétaires de véhicules encore munis de l’ancienne plaque d’immatriculation seront appelés à se rendre à la DGI pour se soumettre au processus de mise en conformité », ajoutent les autorités fiscales.

Les autorités précisent qu’il ne s’agira pas d’une réimmatriculation, pratique interdite par l’article 59.2 du Code de la route, mais plutôt « du changement simple de la plaque d’immatriculation, tout en maintenant les éléments enregistrés lors de l’immatriculation initiale ».

Jean-Baptiste Leni 

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