Le mercredi 13 mai dernier, le ministre d’État Guylain Nyembo a reçu à Kinshasa, une délégation de Banque africaine de développement (BAD) conduite par son Directeur-Pays en République démocratique du Congo, Mohamed Cherif, dans le cadre des discussions autour du financement du deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2).
Au cours de cette réunion, la BAD a renouvelé son engagement à accompagner la RDC aussi bien sur le plan financier qu’institutionnel afin de soutenir la réussite de cette opération nationale attendue depuis plusieurs années.
Les échanges ont porté principalement sur les engagements pris par les partenaires lors de la table ronde des bailleurs organisée à Kinshasa le 23 mars 2026, ainsi que sur les discussions tenues par la suite à Abidjan autour de l’appui au processus du recensement.
À l’issue de la rencontre, Mohamed Cherif a indiqué que la BAD contribuera au financement du RGPH2 tout en apportant également un soutien institutionnel aux autorités congolaises.
"Nous avons eu une excellente audience avec le ministre d'État du Plan. L'objet de cette réunion était plutôt de discuter de l'objectif d'une mission de la Banque africaine du développement en RDC, consistant justement à avoir, avec le gouvernement en particulier avec le ministre du Plan, les préparatifs du recensement général de la population", a-t-il expliqué à l'issue de cette audience.
Avant d'ajouter ,
"La Banque africaine du développement s'est engagée à contribuer au financement de ce recensement et nous avons à combiner ce financement avec l'appui institutionnel dont je suis ici avec les collègues qui viennent du siège, dont le responsable de la division en charge de la gouvernance"
Du côté du gouvernement congolais, ce recensement représente une étape importante pour améliorer la planification des politiques publiques et disposer de données actualisées sur la population, l’habitat et les réalités sociales du pays, a souligné le ministère du Plan dans un communiqué rendu public.
La RDC fait partie des pays africains qui n’ont pas organisé de recensement général depuis plusieurs décennies, une situation qui complique souvent l’élaboration des politiques publiques dans des domaines comme l’éducation, la santé, l’urbanisation ou encore les infrastructures.
Au-delà du RGPH2, les discussions entre les deux parties ont également porté sur les perspectives de coopération autour des réformes engagées par le gouvernement, notamment dans les domaines de la gouvernance publique et de l’amélioration du climat des affaires.
À travers ce partenariat, les autorités congolaises poursuivent la mobilisation des partenaires techniques et financiers afin de garantir la réussite du recensement, considéré comme un outil essentiel pour mieux orienter les programmes de développement et les investissements publics dans le pays.
Jean-Baptiste Leni