La RDC a pris une part active à la 18ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ouverte ce mardi à Abuja, au Nigéria. Représentée par son ministre du Commerce extérieur, la RDC a réaffirmé son engagement en faveur de l’intégration économique du continent et plaidé pour une accélération de la mise en œuvre effective de l’accord.
Cette réunion ministérielle, organisée deux fois par an, vise à évaluer les progrès réalisés dans l’application de l’Accord de la ZLECAf et à identifier les obstacles qui ralentissent encore son opérationnalisation.
Au cours des travaux, la délégation congolaise a insisté sur la nécessité pour les États parties de finaliser et de transmettre sans délai leurs listes de concessions tarifaires. Selon la RDC, cette étape constitue un préalable indispensable à l’entrée en vigueur effective des préférences tarifaires prévues par l’accord.
« Le potentiel de la ZLECAf ne pourra se transformer en richesse réelle que lorsque les règles du jeu seront définitivement fixées », a souligné la délégation congolaise, estimant que l’absence de validation des offres tarifaires empêche les administrations douanières d’appliquer les réductions de droits de douane et freine les échanges commerciaux entre les pays africains.
Pour Kinshasa, l’accélération de ce processus technique ne représente pas une simple formalité administrative, mais une nécessité pour faciliter la circulation des marchandises, renforcer les échanges intra-africains, soutenir l’industrialisation locale et offrir de nouvelles opportunités aux opérateurs économiques du continent.
Par ailleurs, la RDC a officiellement exprimé sa volonté d’accueillir sur son territoire un bureau de l’un des organes de la ZLECAf. Le gouvernement congolais s’est déclaré prêt à satisfaire à toutes les conditions requises pour concrétiser cette ambition.
Divine Mbala