RDC : Félix Momat exhorte la justice à se saisir des « aveux » de Jean-Claude Masangu sur sa gestion de la BCC

Félix Momat
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PAR Deskeco - , Dans Actualités

Félix Momat, ancien vice-ministre du Budget dans le gouvernement Ilunkamba, appelle la justice de la République démocratique du Congo (RDC), notamment la Cour des comptes, à saisir les récents « aveux » de Jean-Claude Masangu, ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), faits dans le live X du journaliste Stanis Bujakera, le 6 octobre dernier.

Selon Félix Momat Kitenge, Jean-Claude Masangu aurait reconnu « avoir appliqué un taux fixé par la présidence, contre la réforme de 1998 ».

« Il reconnaît avoir « vidé 60 % du coffre » pour racheter au taux parallèle les devises de la Gécamines. Il reconnaît aussi une indépendance « moitié-moitié » que la loi n° 005/2002 interdit expressément au gouverneur », a-t-il écrit sur son compte X.

Même s’il serait sous les injonctions de la présidence de la République, cela n’efface pas la propre responsabilité de l’ancien gouverneur de la BCC, explique-t-il. « Chacun de ces actes porte sa signature ».

« Si ces faits sont exacts, ils relèvent de la Cour des comptes et du parquet, pas du débat d’opinion », martèle-t-il,

Avant d’ajouter :

« Il faut savoir qui a profité de l’écart entre les taux, à quel prix les devises ont été rachetées et quelles écritures en gardent la trace ».

Il appelle l’ancien gouverneur de la BCC à ne pas « se cacher derrière l’Union sacrée », dont il est député, « pour échapper aux questions que ses propres aveux posent ».

« Comme il l’a dit lui-même, le banquier central ne se défend qu’avec ses comptes ; ici, ses comptes doivent être examinés par la justice », a-t-il conclu.

Bruno Nsaka

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