La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations a sollicité et obtenu du Conseil la mise en place d'une Commission interministérielle de crise face à la spoliation des concessions de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique (INERA) /Kipopo et Yangambi.
Selon le compte-rendu du gouvernement, cette commission sera coordonnée par la Primature et implique les ministères régaliens (Défense, Intérieur, Justice, Mines, Affaires foncières, Urbanisme) avec pour missions prioritaires :
" La suspension immédiate de toute transaction foncière et l’annulation de plein droit de tous les certificats d'enregistrement émis frauduleusement sur ces sites ; la notification de déguerpissement sans délai pour les occupants et de démolition des constructions anarchiques érigées sur les parcelles expérimentales stratégiques ; le bornage et la délimitation physique ; l’audit scientifique pour évaluer l'ampleur des dégâts sur les essais chronologiques ; le déclenchement de poursuites administratives et judiciaires (pénales) contre toutes les personnalités impliquées dans la spoliation et la destruction du patrimoine de
l’INERA".
À en croire le compte-rendu du Conseil, le patrimoine scientifique de l'INERA, pilier de la biodiversité nationale, est aujourd'hui en état de siège. Ce constat alarmant
fait état de: spoliation massive de plus de 700 hectares qui ont été illégalement soustraits pour chacun de ces sites; violence et torture dont font l’objet les chercheurs et agents de l'INERA de la part des « prédateurs » identifiés ; et l'implication de certains hauts
gradés des FARDC, de la Police nationale qui font preuve de complicité.
Bienvenu Ipan