Un an au sein du gouvernement Suminwa II, le ministre de l'Entrepreneuriat et du Développement des Petites et moyennes entreprises (PME), Justin Kalumba, a réaffirmé son engagement à faire des Congolais des créateurs d'emplois.
"Nous devons créer les conditions pour que les Congolais ne soient pas uniquement à la recherche d’un emploi, mais puissent également devenir des créateurs d’emplois", a déclaré le ministre. Pour Justin Kalumba, cela passe par la capacitation, le crédit et le contrat de marché.
La capacitation consiste, selon lui, à former, coacher, mentorer, apprendre un métier ou apprendre à entreprendre.
" Il est question d'introduire progressivement l’entrepreneuriat dès le primaire, le secondaire et l’université, notamment à travers l’incubation. Cela aboutira au changement des mentalités.
Après les études, le jeune ne doit pas seulement chercher un emploi ou attendre d’entrer dans l’administration. Il doit aussi pouvoir créer son entreprise et créer des emplois", a-t-il insisté.
Le ministre a rappelé l'existence de l’ANADEC, l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat au Congo, dont la mission est d'accompagner cette capacitation.
Faire émerger des millionnaires congolais
Parlant de crédit, il estime nécessaire qu'après la formation, il faut permettre au jeune d’obtenir un financement, une subvention ou un équipement. C’est notamment le rôle du FOGEC, le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo.
«Beaucoup de jeunes ont des projets, mais n’ont pas de garanties hypothécaires pour accéder au crédit bancaire. Le FOGEC permet donc de garantir ces projets », a-t-il rappelé.
Quant au contrat de marché, le ministre des PME explique qu'il est question de permettre aux entrepreneurs de vendre leurs biens et leurs services.
«Dans le secteur privé, nous travaillons notamment avec l’ARSP, l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. Dans le secteur public, la loi prévoit jusqu’à 40 % des marchés publics et de la sous-traitance en faveur des PME de droit congolais », a rappelé le ministre.
"Mais tout cela doit être accompagné du climat des affaires. La fiscalité doit être potable et prévisible. On ne peut pas créer une entreprise aujourd’hui et la voir mourir demain à cause d’un environnement toxique. C’est avec ces mécanismes que nous voulons faire émerger plusieurs millionnaires congolais », a-t-il souligné.
Bienvenu Ipan