RDC: Mohindo Nzangi rend compte de réformes et actions structurantes engagées sur l'ensemble de la chaîne de valeur agricole

Photo d'illustration
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PAR Deskeco - , Dans Actualités

 

Dans l'actif de son premier bilan au sein du gouvernement Suminwa 2, le ministre de l'Agriculture et Sécurité alimentaire, Mohindo Nzangi Butondo est revenu sur plusieurs réformes et actions structurantes engagées sur l'ensemble de la chaîne de valeur agricole. Le ministre d'État est intervenu récemment à l'émission Redevabilité diffusée à la télévision nationale.

Reconstruction du système semencier et appui aux producteurs

Le ministère a engagé la revitalisation des principales institutions du système semencier national, notamment l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA), les Centres d’adaptation, de production des semences agricoles (CAPSA) ainsi que le Service national des semences (SENASEM).

"Dans ce cadre, des équipements de traitement des semences ont été installés et des semences améliorées de maïs, de haricot, de soja, d’arachide, de riz et de manioc ont été produites et distribuées aux producteurs dans plusieurs provinces, avec pour objectif d’améliorer les rendements agricoles et de renforcer la résilience des exploitations familiales", a-t-on appris.

Mécanisation agricole accélérée 

Le gouvernement a également fait de la mécanisation un levier majeur de modernisation de l’agriculture. À en croire Mohindo Nzangi, à ce jour, 400 tracteurs ont été distribués aux producteurs et aux structures agricoles, tandis que 3 600 autres sont attendus au cours des deux prochaines années.

"Parallèlement, le ministère travaille au développement d’une filière nationale de fabrication, d’assemblage et de maintenance des tracteurs en République démocratique du Congo, dans la perspective de réduire les coûts d’exploitation et de renforcer les capacités techniques locales", a-t-on renseigné.

Des progrès dans la filière maïs

S’agissant de la production de maïs, le ministère relève une amélioration progressive de la disponibilité nationale:

 "Selon les données présentées, le déficit est passé d’environ 8 millions à 3,5 millions de tonnes au cours des cinq dernières années, même si le recours aux importations demeure nécessaire pour couvrir les besoins de consommation. Le gouvernement entend poursuivre les investissements dans cette filière afin de renforcer durablement la production nationale".

Relance des cultures pérennes et sécurité alimentaire

Le ministère est revenu sur un vaste programme lancé dans le but de promouvoir des cultures pérennes, notamment le cacao, le café et le palmier à huile. 

"Des pépinières publiques sont déjà opérationnelles dans 14 provinces afin d’étendre progressivement ces cultures à l’ensemble des provinces disposant d’un potentiel agricole", a indiqué Mohindo Nzangi.

Dans la filière cacao, le ministère indique qu’environ 120 000 tonnes ont été exportées en 2025, avec l’ambition d’accroître la production nationale et de diversifier les zones de culture.

Bienvenu Ipan 

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