La deuxième journée du Forum économique République démocratique du Congo-Royaume-Uni (RDC-UK), organisée mardi 3 novembre 2026 à Londres, a été marquée par les interventions de plusieurs membres du Gouvernement congolais, qui ont appelé au renforcement des relations économiques et commerciales entre les deux pays.
Prenant la parole lors de la plénière d’ouverture devant les dirigeants de grandes entreprises britanniques, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a défendu le positionnement de la RDC comme un partenaire économique stratégique plutôt que comme un simple bénéficiaire de l’assistance internationale.
Il a notamment présenté le pays comme un hub sous-régional offrant d’importantes opportunités d’investissement et comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale. Dans cette perspective, il a identifié trois axes prioritaires devant guider la coopération économique et commerciale entre Kinshasa et Londres : les investissements directs, la transformation locale des produits agricoles et miniers ainsi qu’un accès fluide et équitable aux marchés.
Profitant de cette tribune, Julien Paluku a également plaidé pour l’exemption de visa d’entrée au Royaume-Uni en faveur des ressortissants congolais. Il a, en outre, souhaité l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Londres et Kinshasa par British Airways, estimant qu’une telle connexion contribuerait à intensifier les échanges commerciaux et les relations d’affaires entre les deux pays.
De son côté, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, est intervenu au cours du panel consacré aux minerais critiques, aux activités minières et aux chaînes de valeur industrielles. Il a invité les investisseurs britanniques à s’intéresser davantage aux opportunités d’affaires qu’offre la RDC, présentée comme une destination favorable aux investissements et au développement des activités économiques.
Les perspectives de coopération ont également été évoquées par Alastair Long, Commissaire britannique au commerce pour l’Afrique, et la Baronne Sandip Verma, membre de la Chambre des Lords. Intervenant dans plusieurs panels, les deux personnalités ont rassuré les représentants du secteur privé congolais quant aux perspectives de conclusion de partenariats sous forme de coentreprises (joint-ventures).
Ils ont par ailleurs salué les efforts engagés par le Gouvernement congolais pour améliorer le climat des affaires et renforcer l’attractivité économique du pays.
Divine Mbala