En République démocratique du Congo, environ 27 millions de Congolais sont exposés à une insécurité alimentaire aiguë. Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mohindo Nzangi, l'a déclaré lors de sa récente intervention télévisée à l'occasion de l'exercice de redevabilité dans le cadre de l'an I du gouvernement Suminwa II. Face à cette situation on ne peut plus dramatique, il appelle à la poursuite des réformes structurelles.
"Environ 27 millions de Congolais restent confrontés à une situation d’insécurité alimentaire aiguë. Ce qui appelle la poursuite des réformes structurelles engagées sur toute la chaîne agricole, de la production à la transformation, en passant par le stockage et la commercialisation", a souligné Mohindo Nzangi, ministre d'État chargé de l'Agriculture et Sécurité alimentaire.
Le ministre a évoqué d'autres défis liés aux pertes post-récoltes et aux crises alimentaires. Il a, à cet effet, mis l’accent sur le renforcement des infrastructures de stockage et de transformation des produits agricoles.
"L’objectif est de constituer des réserves alimentaires stratégiques capables de répondre plus efficacement aux déficits de production et aux situations d’urgence alimentaire sur l’ensemble du territoire national", a déclaré le ministre d'État.
Développer une production locale d’engrais
Pour réduire la dépendance aux engrais importés, le ministre Mohindo encourage l’installation d’unités locales de production et de blindage d’engrais. À l'en croire, des initiatives sont notamment en cours à Boma et à Lubumbashi afin de favoriser une disponibilité accrue des intrants agricoles adaptés aux réalités des différentes zones de production. Cette orientation, a-t-il précisé, s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer la productivité agricole tout en développant une industrie nationale des intrants.
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