La République démocratique du Congo (RDC) applique les standards convenus avec notamment le Fonds monétaire international (FMI) pour ce qui est de la politique monétaire. C’est ce qu’a indiqué jeudi dernier André Wameso, gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), devant la presse à Kolwezi, dans la province du Lualaba.
« Nous sommes dans le respect de, de, de ces critères. C’est-à-dire que des comptes publics sont bien gérés, ce qui permet au fait une meilleure politique monétaire, parce que les recettes sont suffisantes, le déficit est, est contenu, le service de la dette ne pèse pas trop lourd et il y a une solidité financière du côté de la politique budgétaire et ça allège la politique monétaire », a indiqué André Wameso.
Quant aux inquiétudes sur l’achèvement des revues en cours avec le FMI, Wameso se dit « optimiste par nature » et rassure que le pays va bien en arriver à bout.
« Je ne vois pas quelles seraient les raisons qui feraient en sorte que la RDC n’atteigne pas ces critères. Ça fait quatre ans que nous sommes en programme avec le Fonds monétaire et depuis la première fois de notre histoire, vous voyez très bien que nous réussissons à passer revue après revue », a-t-il argumenté.
Avant de dire avec fermeté :
« Je ne vois pas pourquoi cette fois-ci, ça ne, ça ne serait pas le cas. »
Le FMI exécute actuellement 2 programmes avec le gouvernement de la RDC, à savoir celui appuyé par la Facilité élargie des crédits (FEC) et l’autre appuyé par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Le premier vise la stabilité macroéconomique, l’amélioration de l’environnement des affaires, ainsi que le renforcement de la gouvernance, de la transparence et de la croissance inclusive.
Le deuxième, soutenu par la FRD, vise à accompagner la RDC dans la face aux défis de la transition vers une économie mondiale à faible émission de carbone, tout en renforçant sa résilience aux effets du changement climatique.
Le 26 juin dernier, le conseil d’administration du FMI avait approuvé la troisième revue pour la FEC et la deuxième revue pour la FRD, avec l’approbation d’un décaissement immédiat de 348 millions de dollars américains.
Bruno Nsaka