Ebola en RDC : le gouvernement opte pour un enseignement à distance léger, sans internet ni matériel

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PAR Deskeco - , Dans Actualités

 

La résurgence de la maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) dans la partie Est de la République démocratique du Congo n'a pas épargné les sous-divisions du personnel du ministère de l'Éducation nationale et nouvelle citoyenneté. Selon les statistiques évoquées par la ministre Raissa Malou, 40 de ces 138 zones sont touchées. Et de ces 40, il y en a 18, soit 13% qui sont à haut risque. Face à cette situation on ne peut plus inquiétante, le ministère a opté pour un enseignement à distance léger, sans internet ni matériel didactique requis pour ce type d'enseignement. Cela, pour éviter que les enfants dans ces zones dites "rouges" soient deux fois pénalisés et par l'épidémie et par l'arrêt des cours.

"Nous avons 138 sous division du personnel. De ces 138, il y en a 40 qui sont touchées. Et de ces 40, on a 18, soit 13% qui sont dans les zones à haut risque. Alors c'est cette situation qui nous permet d'adopter, avec le ministre de la Santé, une rentrée scolaire différenciée. Donc la rentrée a bien lieu le 1er septembre d'une manière différenciée", a déclaré, le mardi 18 août 2026, la ministre d'État chargée de l'Éducation nationale et nouvelle citoyenneté (EDN-NC), Raissa Malu. C'était à la faveur d'un breifing spécial organisé à Kinshasa par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Mme Raissa Malu a justifié ce choix :

"Parce que l'on peut avoir ces zones vertes (qui ne sont pas touchées par la maladie), les zones oranges (qui sont touchées), puis on a des zones rouges ( à haut risque). Alors le ministère a un dispositif pour pouvoir réagir ou agir dans ces cas, c'est l'enseignement à distance qui a été officialisé depuis février 2025. Donc c'est tout à fait complémentaire à l'enseignement classique, en présentiel".

Et la ministre d'État d'ajouter:

"Selon l'arrêté qui a rendu légal l'enseignement à distance léger, les élèves peuvent passer les épreuves scientifiques et même l'examen d'État selon des dispositifs qui sont prévus dans les maisons d'accompagnement. Alors ici, je voudrais être très claire quand je parle d'enseignement à distance: il ne faut surtout pas entendre l'enseignement en ligne ou Internet. Justement dans ce cas précis pour l'épidémie d'Ebola dans les 18 zones à haut risque". 

Et d'insister :

"C'est un enseignement à distance léger, sans internet ni acquisition de matériels qui seraient exigés aux enfants. Donc on va adopter un système d'enseignement sur des cahiers qui seront distribués aux enfants. Cet enseignement sera basé sur un programme limité à des savoirs essentiels pour permettre aux enfants de continuer le travail à la maison. Et ce dispositif de feuilles qui sont à distribuer va être complémentaire avec des émissions radio pour que des apprentissages continuent".

La ministre d'État reste tout de même convaincue que les deux feuilles de papier A4 recto-verso qui seront distribuées à chaque élève pour étudier chez lui à la maison ne suffisent pas pour acquérir l'ensemble des savoirs. Mais l'objectif pour elle c'est d'éviter que l'année scolaire soit blanche.

"Évidemment, non. L'objectif c'est de maintenir l'enfant en activité à la maison (...) et que l'école reste le point de service éducatif. Donc l'école reste ouverte, les enseignants sont présents dans l'école avec le ministère de la Santé dans les zones à haut risque", a-t-elle dit.

Dans ce système, a précisé Raissa Malu, seuls les enseignants, les intervenants seront à l'école avec tous les dispositifs de lavage de mains, tous les kits sanitaires placés à chaque l'école. Selon une programmation, les enfants et les parents peuvent passer à l'école pour récupérer tous les 15 jours les feuilles qui doivent permettre au travail.

"Notre objectif est d'éviter qu'une zone orange (touchée ) devienne une zone rouge (à haut risque) et qu'une zone verte (non touchée) devienne une zone orange (touchée). Donc on est en train de travailler étroitement avec le ministère de la Santé", a souligné la ministre d'État chargée de l'Éducation nationale et nouvelle citoyenneté.

À l'en croire, ce système ne va rien coûter aux parents.

"J'insiste bien, le but de mettre ce système d'enseignement à distance le plus léger possible ne doit rien coûter de plus aux parents. Donc c'est pris en charge par le gouvernement avec nos partenaires. Mais les apprentissages, les savoirs essentiels doivent absolument continuer pour que nos enfants ne soient pas coupés et puissent facilement revenir à l'école quand le système sera revenu à la normale", a-t-elle martelé.

Bienvenu Ipan 

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