Le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présenté au Conseil des ministres tenu le vendredi 11 septembre 2026, l’état d’avancement de la mise en œuvre de la réforme relative au petit commerce et au commerce de détail.
Selon le ministre, cette réforme est mise en œuvre de manière « progressive et méthodique », avec une première phase axée sur l’information des opérateurs économiques, la facilitation des démarches de régularisation ainsi que l’identification précise des acteurs concernés.
Plusieurs avancées ont déjà été enregistrées, a indiqué Daniel Mukoko Samba. Il a notamment fait état de la mise en place d’une plateforme numérique dédiée à la procédure de non-objection, ainsi que de l’identification et de la géolocalisation de 2 689 opérateurs économiques à Kinshasa, représentant 67 nationalités.
Le ministre a également annoncé l’obtention de l’appui de la Police nationale congolaise pour accompagner les opérations liées à la mise en œuvre de cette réforme.
Sensibilisation jusqu’au 30 septembre
D’ici au 30 septembre 2026, le gouvernement entend intensifier les actions de communication et de sensibilisation auprès des opérateurs économiques, des organisations professionnelles, des communautés étrangères ainsi que de leurs représentations diplomatiques.
L’objectif, selon Daniel Mukoko Samba, est de faire en sorte qu’aucun opérateur concerné ne puisse ignorer les obligations qui lui incombent ni les mécanismes mis à sa disposition pour se conformer à la réglementation en vigueur.
À l’expiration de cette période, les services compétents seront appelés à déployer les mesures de contrôle et, le cas échéant, les mesures coercitives prévues par les textes légaux afin d’assurer l’effectivité de la réforme.
Le gouvernement entend ainsi garantir une application « méthodique, équitable et effective » de la réforme, en donnant aux opérateurs concernés la possibilité de se mettre en conformité durant la période prévue à cet effet. À terme, il s’agit de faire respecter la réglementation et de garantir que « force reste à la loi ».
Divine Mbala